ACCUEIL
-
CHATEAU ST-HUGUES
-
EGLISES ET VILLAGE
-
ASSOCIATION
LES VIEILLES PIERRES

-
MANIFESTATIONS
-
HORAIRES-TARIFS-VISITES
-
JEUNE PUBLIC
-
RESTAURATION DU PATRIMOINE
-
CONTACTS
-
LIENS





PLAN

plan forteresse
                              Document du CEP, Centre international d'Etudes des Patrimoines du Charolais-Brionnais,
                              Le Montsac, 71110 St-Christophe-en-Brionnais. Tout droit de production réservé.


1) Le donjon, de plan quadrangulaire, aux murs épais de 2 mètres à la base et haut de 22 mètres. 
Le monument a conservé de nombreuses caractéristiques architecturales de ce type de donjon roman 
des 10 et 11
ème siècles, dont il reste peu de vestiges en Bourgogne.
2) Les deux tours flanquant l'entrée à pont-levis et herse.
3) Cours de promenade des prisonniers (18ème siècle).
4) Bâtiment édifié au 18ème siècle, pour abriter des cellules et la maison du geôlier.
5) Partie non primitive de l'enceinte du donjon.
6) Partie primitive de l’enceinte.
7) Emplacement d’une ancienne tour carrée flanquée à l’enceinte du donjon.





UN PEU PLUS D'HISTOIRE...

     Les seigneurs édifient, en 1er lieu, le majestueux donjon. Les deux premiers niveaux datent de 960-980; les deux supérieurs du siècle suivant.  Au 12ème siècle, deux tours en fer à cheval sont construites pour protéger la tour résidentielle, avec système défensif à pont-levis, herse et assommoir, ancêtre du mâchicoulis.

    Progressivement, le plan de la forteresse se dessine. Les villageois s'installent au pied du château, dans le quartier de la basse-ville séparé de la place forte par une muraille. Cette enceinte englobe le quartier politique marqué par le château et le quartier religieux occupé par l’église Saint Hilaire (12ème siècle).

     En 1575, lors des Guerres de Religion, les reîtres huguenots du prince de Condé incendient le village, dont le château qui perd alors définitiement sa fonction défensive. Trés vite les tours rondes deviennent les prisons du village où l'on rend la justice depuis le Moyen-Age.

    Au milieu du 18ème siècle, il devient urgent d'édifier un nouveau tribunal, l'actuel tombant en ruine. C'est ainsi qu'en 1780, l'architecte Guillemot conduit les travaux d'un nouvel auditoire de Justice au centre de la place et restaure les cellules des deux tours rondes du château dans le même grand état de ruine. Les tavaux sont considérables : l'entrée à pont levis est bouché pour laisser place à un nouvel escalier qui mène directement aux cellules. Les meurtrières et portes d'entrées médiévales des tours prisons sont bouchées et de nouvelles sont percées. L'architecte édifie également un bâtiment au devant du château pour abriter d’autres cellules et la maison du geôlier. Une cours, enfin, est aménagée pour la promenade des prisonniers. 
Le donjon reste abandonné..
.
Débutés en 1780, les travaux sont achevés en 1788, à la veille de la Révolution Française. Les révolutionnaires récupèrent les prisons et le tribunal mais n'occasionnent pas de dégâts dans le village. 

   Il faut attendre 1968 pour que les premiers villageois perçoivent le château en tant que trace du riche passé historique de Semur-en-Brionnais. Ils se regroupent et fondent l'association Les Vieilles Pierres dont la mission est de restaurer et de valoriser le patrimoine communal de Semur-en-Brionnais, particulièrement le château fort Saint Hugues, nommé ainsi en souvenir du célèbre enfant de Semur. Le monument est ouvert au public en 1969 et inscrit à l'Inventaire supplémentaire des MH en 1971.

Plusieurs campagnes de travaux ont été réalisées et l'association garde ne pers pas de vue son projet de réhabilitation.






LES SEIGNEURS DE SEMUR

    La forteresse de Semur est rattachée à la mémoire de la prestigieuse famille seigneuriale dont le règne s'étend pendant près de trois cent ans.

    En édifiant le donjon, premier élément défensif de ce qui allait devenir une importante forteresse, Freelan de Chamilly donne naissance à la lignée des seigneurs de Semur.    

      Dès sa fondation, au début du 10ème siècle, la seigneurie trouve sa place en haut de l’échelle sociale et politique car ses membres fondateurs sont descendants des dynasties mérovingienne et carolingienne. Ainsi, de père en fils, les seigneurs étendent leurs territoires et, surtout, contractent des alliances prestigieuses. Au 11ème siècle, le 6ème seigneur de Semur Dalmace le Grand élève la famille à son apogée. Parmi ses enfants, Hélie de Semur se marie avec Robert le Vieux, Duc de Bourgogne, frère du roi de France et une de leur fille, Constance, épouse Alphonse VI, roi de Castille, Asturies et Léon (Espagne du Nord). 

     L’enfant le plus célèbre de Semur est Hugues de Semur, futur sixième grand abbé de Cluny. 
Il voit le jour en 1024. Trés vite attiré par la religion, à l'image de sa pieuse mère, le jeune Hugues intégre le monastère de St-Marcel-lés-Chalons puis l’abbaye de Cluny où les moines le proclament abbé à 25 ans seulement. Tout au long de sa vie, Hugues de Semur remplit de hautes fonctions qui font de lui l’une des figures les plus influentes de la fin du 11ème siècle. On lui doit le spectaculaire rayonnement de l’ordre clunisien à travers l’Europe chrétienne occidentale et
la paternité de la 3ème église abbatiale de Cluny, la plus de l'Europé chrétienne occidentale (jusqu'à la construction de St-Pierre de Rome). Son prodigieux parcours d’homme d’église influence sans doute son neveu puis son petit-neveu. Le premier, Renaud, devient abbé à l’abbaye sainte-Marie-Madeleine de Vezelay et commanditaire de la construction de la grande nef. Le second, Pierre le Vénérable, est le dernier grand abbé de Cluny.

    Cependant, le souvenir de l’assassinat de Dalmace le Grand en 1050 par son propre beau-fils, Robert le Vieux, conjugué à la foi inébranlable des membres de la seigneurie encouragent les hommes à se retirer au monastère de Cluny et les femmes au prieuré féminin de Marcigny, également fondé par Hugues de Semur.
    Ainsi, faute de descendance masculine, la lignée des Sires de Semur s’éteint en 1244. La seigneurie revient à la famille des Châteauvillain puis de la Trémoille avant d’être administrée en 1379 au Duché de Bourgogne puis à la couronne de France à la deuxième moitié du 15ème siècle.









Site propriété de l'association Les Vieilles Pierres. Photos non libres de droits.